Jugement rendu !

Mon ex compagne, n'était pas venue aux audiences, malgré une citation à comparaître par voie d'huissier...

Après 1 mois et demi d'attente, j'ai enfin reçu en recommandé le jugement. Sans surprise, ce document mentionne le mode de garde des enfants comme suit :

- Résidence permanente à mon domicile
- Droit de visite 1 week-end sur deux à la mère
- Moitié des vacances scolaires (suivant années paires ou impaires, pour établir si début ou fin des vacances)

Là, ou je suis particulièrement satisfait, c'est qu'il y est clairement mentionné que les déplacements réalisés par le mère pour récupérer les enfants sont entièrement à sa charge ! Qu'il s'agisse de son déplacement pour les récupérer, ou pour les déposer, c'est à elle qu'en incombe la charge financière ! Bonne nouvelle, car pour le moment, elle ne verse aucune pension alimentaire...

Ci dessous les extraits en 4 pages :

Jugement sur le mode de garde des enfants - page 1

Jugement sur le mode de garde des enfants - page 2

Jugement sur le mode de garde des enfants - page 3

Jugement sur le mode de garde des enfants - page 4

Un juge peut-il être de parti pris?...

J'avais lu sur Internet, par ici et par là, des expériences  dans lesquelles les juges "Femmes" étaient de parties prie pour les mères... Certains prônent la partialité des juges, et renvois cette supposition à de la machination... D'autres évoquent malheureusement des cas inverses...

Et dans ma situation, heureusement que la mère de mes enfants ne s'est pas présentée à l’audience !

Pour mémoire, j'ai dû employer les services d'un avocat, afin de réaliser la rédaction d'une citation à comparaître (récupérable à cette adresse : http://justicepere.blogspot.com/p/modele-de-citation-comparaitre.html). Par la suite, il a fallu payer un huissier, chargé de délivrer la citation à comparaître et de rédiger un procès verbal de remise à étude. Ainsi, il y avait là toutes les preuves, certifiant d'une part qu'elle était parfaitement au courant de la date de l’audience, et d'autre part qu'elle habite bien à l'adresse que j'ai mentionnée.

Chose faîtes, qui m'a couté de l'argent, un mal pour un bien...

Dans le couloir du tribunal, l'attente fut interminable. La greffière sortie de son cabinet pour appeler un autre couple. Au même moment, assis sur un siège à proximité, j'entendis une secrétaire expliquer à la greffière qu'une certaine personne ne pourrait pas venir, pour une audience à 9h, car elle n'a pas d'argent pour prendre le bus... J'ai tout de suite pensé qu'il s'agissait de mon ex !

J'ai fini par pénétrer dans le cabinet du juge, seul. Il faut savoir qu'à partir du moment où le défendeur ne se présente pas, et qu'il est prouvé qu'elle habite bien à l'adresse où elle a était informé, alors des décisions peuvent être pris sur les seuls éléments fourni par l'adversaire, en l’occurrence moi-même. Par ailleurs, étant donné que les enfants vivent en résidence permanente avec moi, il est du devoir de l'autre parent de les récupérer assidûment, à une fréquence régulière. Aussi, l'autre parent doit accomplir son devoir d'entretien, en versant une pension. Aujourd'hui, aucune de ces actions ne sont réalisées, au plus grand regret pour mes deux loulous. Fort heureusement, l'avocat avait eu la gentillesse de me faire une consultation juridique, qui m'avait permis d'être particulièrement bien informé de mes droits et devoirs.

Le juge était une femme. Elle a commencé l'audience en m'expliquant qu'elle ne pouvait pas statuer sur ma demande... Le désarroi s'empara de moi, mais que se passe-t-il ?... Puis elle enchaîne en disant que finalement, elle a les compétences pour statuer sur mes demandes... Je dois avouer que l'introduction est très déroutante.
Par la suite, elle m'a bombardé de question : "Où sont les enfants actuellement ?", "avec qui vivent-ils ?", "Avec qui sont-ils au moment où nous parlons ?". Tous cela sur un ton très autoritaire. Elle me posa plein de questions, dans lesquelles mes réponses étaient clairement formalisées dans la requête que j'avais déposée. Malgré la nature de ma bonne foi et de mon bon droit, je me suis rendu compte que la présence d'un avocat n'était pas de refus... Le juge continua en me demandant les possibilités que j'avais de déposer les enfants avec mon ex !!!! C'est un grand paradoxe avec ce qui est mentionné dans les lois !!! Était-elle "JUGE", ou "AVOCAT DE MON EX"....

J'ai répondu à cette "INTERROGATOIRE" le plus sereinement possible, sans dénigrer mon ex, et en mettant systématiquement en avant l’intérêt des enfants. Pour terminer, elle finit par me faire part qu'il serait exagérer de ma part de ressaisir le juge pour une demande de pension alimentaire. Puis elle me demanda s'il fallait qu'on renvoi l’audience ? J'étais effaré !!! J'ai clairement répondu que non. Alors, elle a décidé de clôturer ma requête, et de rédiger une ordonnance officialisant le mode de garde actuel des enfants. C'est à dire, résidence permanente avec moi, et un week-end sur deux + la moitié des vacances avec leur mère.

Vu les dispositions du juge à mon encontre, alors que j'étais dans mes droits, accomplissant mon devoir de parents, et que mon ex ne s'était pas présenté pour la deuxième fois .... J'imagine la tournure qu'aurais pris l’audience, si par malheur mon ex s'était présentée...

En conclusion, je ne prêtant par détenir la vérité. Malheureusement, mon expérience isolée m'a permis de me rendre compte qu'un juge manifestait plus d’intérêt pour la mère que pour le père. Paradoxalement, tout était bon de mon coté, et tout était à refaire du coté de mon ex...

Maintenant, vais-je continuer en demandant une pension alimentaire ? Devrais-je payer les services d'un avocat si tel est le cas ?

Fort heureusement, j'ai la chance d'avoir mes deux enfants à mes cotés, et une femme formidable, qui supporte cette situation et me soutien dans mon action pour mon droit de père.

Aujourd'hui, nous attendant la prochaine date d’audience, qui statuera sur le mode de gardes des enfants. Le but est d'officialiser la résidence permanente à mon domicile, et d'inclure un large droit de visite à la mère, en l’occurrence un week-end sur deux et la moitié des vacances.

POURQUOI CE COMBAT : Tout simplement car elle ne récupère presque jamais les enfants, et malheureusement, il est primordiale pour leur équilibre qu'il l'a rencontre de manière assidu et régulière.

Une fois cette audience terminé... nous commencerons la requête pour l'obtention d'une pension alimentaire, car la génitrice des enfants ne donne pour ainsi dire "RIEN"...